09/05/2009

Celui avec le Mexicain – The One with the Mexican guy




C’est bien connu. C’est toujours quand on s’y attend le moins que les choses arrivent.

18 avril 2009. Miami, Florida.

Apres 4 heures de defile, la 1ere Gay Pride de Miami se terminait en un grand rassemblement sur South Beach. La musique amplifiait l’ambiance autant que l’alcool. Les gens buvaient, dansaient, chantaient, discutaient, blaguaient, riaient, oubliant l’espace d’une journee que le monde est fait d’intolerance.

Je venais de laisser Eleonora au travail. Je me retrouvais, seul, au milieu de cette foule multicolore. Je me sentais bien mais ne savais pas trop si je devais rester. Cela me paraissait tellement idiot d’etre la, seul, alors que tout le monde etait en groupe d’amis. Et puis, je me suis dirige vers le chapiteau-bar. Je n’avais pas les tickets boissons necessaires mais, je devais avoir une tete qui inspire suffisament la confiance car le serveur me donne ma Vodka-cranberry et me dit de revenir lui donner le ticket plus tard. Le serveur se fait sermonner par un autre collegue qui lui dit que ce n’est pas prudent de donner des boissons comme ca. Le serveur, confiant, lui repond qu’il sait que je vais revenir le payer. Le verre a la main, j’essaie de me frayer un chemin jusqu’au comptoir des tickets, en achete 7 et refais le chemin inverse. Je tends le ticket au serveur. Il me sourit. Nous sommes quittes.

Apres mon 3eme verre, la chaleur du soleil couchant aidant, je me laisse griser et mes barrieres tombent. Je commence a discuter avec des inconnus, des groupes de personnes deci-dela. Je m’arrete. J’echange 2-3 blagues et je repars.

C’est en me rapprochant de la scene, que je me fais arreter par un groupe de mecs pour trinquer. Ma foi, pourquoi pas ! nous faisons connaissance. Certains sont colombiens, d’autres porto-ricains. Et ...Une femme. Elle s’appelle Estrella. Etoile en espagnol.
C’est drole car je ne me rappelle d’aucun des prenoms des autres gars.

Une Etoile etait parmi nous.

Etait-ce celle de la Providence ? celle de l’amour ?

Est-ce elle qui t’a conduit jusqu’a moi ?

Sans crier gare, tu fais ton apparation. T-shirt rose ou rouge delave, lunettes noires. « Vous n’auriez pas vu un jeune mexicain de cette taille la ? », demandes-tu en montrant de la main la taille de ce mystique mexicain. Tes lunettes etaient trop foncees pour que je puisse voir tes yeux. En rigolant, je te reponds que non, mais que parlant espagnol, je pouvais faire office de mexicain pour la soiree. Cela ta fait rire. Serait-ce la seule blague francaise que tu aies jamais compris ?? lol ! quoi qu’il en soit, tu commences a te presenter au groupe.

Keenan du Canada.

Je n’avais jamais entendu ce prenom de ma vie, mais une seule m’importait. Je voulais voir ce qui etait cacher derriere ces lunettes noires.
Je ne sais plus trop ce que je t’ai dit mais tu les as enlevees... et la...plus rien n’existait autour de nous. Je me rappelerai toujours de ce moment magique ou j’ai croise ton regard. Il y avait des millers de personnes sur cette plage, et pourtant, je n’entendais plus rien. J’etais hypnotise par tes yeux.

Tu as voulu continuer ton chemin. Je t’ai retenu et demande de rester avec nous.

Tu es reste.

Une blague (portoricaine surement) fuse et un des gars m’attrape par la ceinture. J’avais deja echange mon telephone avec lui pour que je les retrouve plus tard dans la soiree. Alors que nous etions, toi et moi, deja lies par un lien invisible, tu as voulu encore une fois partir parce que tu pensais que j’etais la chasse gardee de ce type. Je ne pouvais pas te laisser partir. Si tu partais... je partais avec toi.

Je te prends pas le bras, passe ma main sur ton epaule et glisse le long de ton dos pour te retenir un peu plus. Je souleve a nouveau tes lunettes pour te parler yeux dans les yeux ( d’ou cette magnifique photo de nous). Tu me dis : « je voudrais t’emmener faire une balade ». je sais alors que tu vas rester.

Nous trinquons encore un peu. Mon verre tombe. Tu vas en chercher un autre que nous partageons. Quelques mots s’echangent encore avec le groupe, puis chacun se quitte se promettant de se retourver le soir en boite.

Nous avons alors commence cette balade. Nous ne partions pas a la recherche d’un quelconque mexicain... nous partions a la recherche de l’un de l’autre.

Le soleil avait completement disparu derriere les immeubles et maisons quand nous nous sommes embrasses pour la 1ere fois, a Miami South Beach, le 18 avril 2009.

Nous marchions main dans la main.

C’etait nos premiers pas.

C’etait TOI et MOI.




It is well known. Things always happen when you least expect them.

Saturday 18th April 2009. Miami, Florida.

After a 4hrs parade, the 1st Gay Pride in Miami ended up in a huge gathering on South Beach. The music amplified the ambiance as much as alcohol. People were drinking, dancing, singing, chatting, laughing, and forgetting just for a day that the world was ruled by intolerance.

I just left Eleonora at work. Then l was all by myself in the middle of the multicolor crowd. I was feeling good but didn’t really know whether I should stay or not. I felt so inappropriate and silly to be there on my own whereas everybody was hanging out with friends. Then, I decided to walk to the Beer tent. I didn’t have any ticket to buy drinks, but I guess that I had a good face for the waiter to give me my Vodka-cranberry and to tell me to come and pay him later. One of his colleagues even got upset with him for doing that, but he just replied that he was sure that I would come back. Holding my glass, I went to the cashier, bought 7 drinks vouchers, and walked back to pay the guy. He smiled at me, happy to see that he was right to trust me. End of the story.

It was hot, and as I was getting drunk after 3 glasses of Vodka, I started to socialize with strangers, stepping into groups of fellows here and there, joking for a while and then leaving.

As I walked toward the performing stage, I stopped to a group of guys to cheer up. Well…why not? We introduced to each others. Some of them were Colombians, some others Portoricans. And... a woman.... Her name was Estrella, means Star in Spanish.
The weird thing is that l don’t even remember one the guys’ name!

Anyways, a Star was among us.

Should I call her The Star of Fortune? Or The Star of Love?

Would have it led you to me?

Without realizing what was happening, you just popped up. Pink or kind of old red T-shirt and sunglasses. You asked: “Did you see a Mexican guy passing by, about this height?” Your sunglasses were too dark for me to see your eyes. As a joke, I answered that l could speak Spanish and I could have been your Mexican guy at least for the night. You laughed. Would it be the first French joke that you ever understood? LOL !!!
You started to introduce yourself.

Keenan from Canada.

I have never heard such a name in my life, but at the very moment, only 1 thing really mattered. I just wanted to know what you were hiding behind your sunglasses. I don’t really remember what I have told you, but you took them off… and …. THAT DID IT ALL ! there was nothing else around that could have stopped me looking at your eyes. I will always remember this magical moment. There were thousands of people on the beach, but I was deaf and hypnotized by your eyes.

It seemed that you wanted to keep searching for this Mexican guy. I asked you to stay.

And you did.

One of the guys said a joke (maybe a Porto Rican one!! are they better than the French jokes?) and pulled me from my short. I am sure you will always remember that tiny tight white short that I was wearing!! Hahaha! I was supposed to meet the group at night in a club, but an invisible link was working on You and Me already. One more time, you wanted to leave. But for a different reason. You thought that I was already having an affair with this guy.
I just could not let you go. If you had to leave… I wanted to leave with you.

I grabed you arm, put my hand on your shoulder and slipped along your back just to convince you to stay a bit longer. Then I felt like I had to talk to you in the eyes and wanted to take off your sunglasses (see this beautiful picture of us). You said: “I want to take you for a walk.” At that moment, I knew you would stay.

We drank a bit more. You made me drop my glass. You went to get another one to share. We kept on chatting a bit with the other guys, then…

Then... we went for that walk you asked me for. We were not going to search for any Mexican guy… we were just going to search for each other.

The sun has gone down and vanished behind the buildings when we first kissed, on South Beach Miami, the 18th of May 2009.

We were walking holding hands.

They were our First Steps.

It was... YOU & ME.


02/05/2009

Celui avec les grandes resolutions – The one with the big resolutions



Mon dieu ! deja 4 mois de passes depuis mon dernier post. Meme si de janvier a Mars, ont ete les mois les plus eprouvants depuis bien longtemps, je dois dire que le temps est passé a une vitesse vertigineuse.


Pourquoi eprouvants? Je pense que tout vient du fait que depuis le sejour de ma mere a Jakarta, mon coeur est rempli de peine, et bien que j’essaie de faire bonne figure, je sens bien que quelquechose est vraiment casse en moi. Du coup, j’aborde les jours avec de l’amertume et un reel sentiment d’avoir ete puni sans raison.


Pour beaucoup, le mois de vacances de ma mere a ete un vrai bonheur. Et dieu sait que c’est ce que j’esperais aussi. Il en a ete tout autrement. 5 jours a Kuala Lumpur ont tourne en un lugubre cauchemar et 3 semaines a Jakarta se sont averees n’etre qu’un voyage au bout de l’Enfer.


Peut-on seulement imaginer une seule seconde qu’apres 10 mois de separation, des retrouvailles tant attendues soient en fait le debut d’une desillusion assassine, d’un effondrement de toutes les valeurs humaines et sociales acquises au fil de longues annees, et de la perte totale de confiance en sa propre mere ?


C’est malheureusement ce qui s’est passé.


Pendant toutes ces journees de torture morale, d’insultes vicieuses, de manque de respect et d’education, je me suis demande ce que je devais bien avoir fait pour meriter cela.


POURQUOI tant de haine ??


Si j’analyse ma vie, je suis passé par de nombreuses epreuves (comme tout le monde). J’ai du surmonte seul des moments sombres pour etre ce que je suis aujourd’hui. Je me suis battu contre l’injustice de la vie qui m’a dote d’un pere fantome, menteur et mythomane, d’un grand-pere violeur d’enfants, d’amants/mari/petits amis qui etaient soit egoistes, menteurs, psychologiquement pas prets, laches, “d’amis” a mi-temps ou juste pour la photo. Et il me faut maintenant faire face a une mere qui a completement perdu la tete et sa raison, qui, a 60 ans, n’arrive toujours pas a adopter un comportement d’adulte, qui ne semble n’avoir rien appris/rien analyse de sa propre vie afin de devenir quelqu’un de meilleur et offrir a ses propres enfants un avenir meilleur.


Certes je suis un homme maintenant. Mais je suis aussi un fils qui a du se trouver ses reperes par lui-meme. Juste un fils qui n’a pas ni la force, ni le temps, ni les qualifications suffisantes pour gerer un cas pathologique qui releve de la psychiatrie. Je refuse de prendre des responsabilites qui ne sont pas les miennes. Je refuse de prendre le role de quelqu’un que je ne suis pas !! j’ai deja tellement de mal a me trouver moi-meme !


Le Dalai Lama a dit : “Le vrai bonheur ne depend d’aucun etre, d’aucun object exterieur. Il ne depend que de nous…”.


C’est ce que j’essaie d’appliquer dans ma vie. Ce dont j’ai besoin dans la vie et ce que je veux faire de ma vie, il n’y a que moi qui puisse le faire. Je ne veux pas etre tenu responsable ( car lorsqu’on m’accuse d’etre egoiste, c’est bien ce qu’on essaie de faire) du manqué de courage de mes soeurs pour ameliorer reellement leur niveau de vie, du manque de maturite de ma mere quand il s’agit de se comporter dans le fond et dans la forme en tant que telle. Je refuse categoriquement d’etre tenu responsable d’avoir suffisament de couilles pour assumer soit mon orientation sexuelle, soit mes ambitions et decisions profesionnelles, soit le choix de mes amis.


Ce que je comprends au sortir de ces mises a l’epreuve, c’est que je me suis laisse aller. Je suis devenu faible et j’ai laisse l’opportunite aux autres de juger ma vie. Mais la difference avec le Stefan d’il y a 3,5 ou meme 10 ans en arriere, c’est que cette fois-ci, je ne remettrai pas mes gants pour me battre. Je n’ai pas fait ce long parcours initiaque de 3 ans en Asie pour me laisser aller a une minable guerre des nerfs. La difference c’est que le Stefan d’aujourd’hui a encore un tres long chemin a faire pour etre heureux.


Je suis desole pour ceux qui ne veulent pas suivre ce chemin du bonheur, mais j’ai perdu trop de temps a soigner les plaies, a compenser les faiblesses de autres, a jouer l’intermediaire dans des dialogues de sourds, a ecouter les sempiternelles complaintes des uns et des autres, a faire le mediateur pour des conflits puerils.


Les gens qui ne savent pas avancer dans leur vie… et bien, tant pis pour eux !!


OMG! Already 4 months since the last post. Even though January to March has been a very tough period, I have to admit that time is still flying vertiginously.


Why tough? I think that it’s all about what happened during my mum’s holidays in Jakarta. My heart is full of sorrows, and even though I try my best to show a happy face, I know that something is now broken. As a matter of fact, I feel my days filled up with bitterness and with a real feeling of being punished for no reason.


For a lot of people, my mum’s holidays were a pure pleasure. God knows that all I have ever wished. That was so lovely to see me coming along at work with my mum… blah blah blah … bullshit!!! nothing compared to 5 days in Kuala Lumpur that turned out to be an awful nightmare et 3 weeks in Jakarta that had revealed a long path all the way down to Hell.


Who would ever imagine that after 10 months without seeing each other, Mother & son back together again will just be the beginning of a killing lost of hope, will just be the complete holocaust of all the social and human values that l have been raised with, will just make me stop trusting my mum ?


Unfortunately that is what happened.


During all those days being tortured psychologically, being viciously insulted, with no respect and no manners at all, I really wondered what I did wrong.


Why so much hatred?


If I look back on my past, likewise many people in this world, I had to go through many tests. I had (or did l choose to??) to overcome the dark moments to become what I am now. I fought against the injustice of life which has entitled me of a ghost and liar and mythomaniac father, entitled of a rapist as a grandfather, entitled of lovers/husband (1 only)/boyfriends who were either selfish or liars or psychologically not really to commit or coward, entitled of part-time friends who just show up for the picture. It is time for me to face a 60 years old mother who has completely lost her mind, who, in spite of her age, is not ready to behave as a grown up.


As a matter of fact, I am an adult now. But I am also a son, and l had to find my path by myself. I am just a son with no strength enough; no time enough, no qualifications enough to handle a psychiatry and pathological case.


The Dalai Lama one day said: « The true happiness depends on no one, on no external item. It depends only on us…”


That’s what I am trying to do in my life. What I need and what I want in my life, I have to get it by myself. I refuse to be blamed or to be responsible ( because that’s what people try to do when they call me selfish) of my sisters not to be brave enough to make a real difference in their lives, to be blamed for my mother not to be mature enough when it comes to be act like a mother in any ways. I REFUSE to be blamed for having the gust to manage either my sexuality or my professional ambitions and expectations or the choice of my friends.


What I have learnt from all of this is that l forgot myself and let myself go to far. I have been weak and I let people judge my life. This is unacceptable! But the difference between Stefan 5 or 10 years ago, is that I am not going to get back on the ring to fight. I haven’t been in Asia for the last 3 years to ruin it all in a silly and pitiful psychological threatening war. The difference is that the actual ME has to focus on his long path heading to be finally happy.


I am sorry for those who are not ready to ease on down that road as well. But time is priceless, and I’ve wasted too much time healing others’ wounds, filling up others’ weaknesses, being the messenger during conversations going nowhere, listening never-ending complains and being the mediator during childish conflicts.


For those who just can not keep on looking forward for the best in their life... then… WHATEVERRR !!!

01/01/2009

Celui qui termine l’annee – The One to end up the year

Je ne sais plus comment gerer tout ce que j’ai en tete. J’ai tellement de choses a exprimer, peu de temps pour le faire et surtout pas assez de force et de courage pour me mettre a ecrire.

Je sens que ma vie en Indonesie prend un autre tournant. Tout ce qui m’est arrive depuis debut novembre m’a enormement fait reflechir, fait me poser des questions sur la vie ici, sur les indonesiens et leur facon de vivre, et sur moi bien entendu.

Il est certain que cette annee a ete tres enrichissante. J’ai appris beaucoup de choses et en ai analyse des centaines d’autres. Une chose est sure, c’est que j’aime mon travail. C’est vrai que je me voudrais sur des scenes, sous des projecteurs a danser devant des milliers de spectacteurs, mais pour l’instant, mon travail de prof de danse est tres valorisant.

Cependant, s’il ne devait y avoir qu’une seule et unique question pour finir cette annee 2008, ce serait :

Suis-je capable de continuer a supporter la vie au quotidien a Jakarta et les relations sociales avec les Indonesiens?

Si je ne pense qu’aux personnes dont je suis tres proche et a qui je fais entierement confaince, telles que Jenni, Ang et Ferdi, je me dis que ma vie a Jakarta est supportable. Je pensais etre proche d’autres personnes, mais il s’est avere au cours des derniers mois, que je m’etais trompe sur la sincerite et l’integrite de ces personnes.

La 1ere deception a ete avec Merry ( Ibu Merry). Apres presque 1 an et demi “d’amitie”, je decouvre que tout n’a ete qu’apparences et bien paraitre. Merry ne m’aura jamais vu comme un ami, mais comme un Mister BULE ( traduction : un homme blanc) envers qui il fallait toujours montrer son meilleur profil de Grande Madame, ne jamais dire de gros mots, toujours dire “oui”, toujours lecher les bottes… Comment peut-on se dire “AMI” lorsqu’on n’ose jamais se montrer comme on est vraiment?

La 2eme deception a ete dernierement avec un homme que je croyais aussi mon ami, et qui maintenant, ne fait que m’eviter pour la simple raison que je ne partage pas son amour. Au debut, il venait a tous mes cours ( ou presque), me disait qu’il les appreciait. Etait-ce juste pour se rapprocher de moi ? ou est-ce que mes cours n’ont jamais ete de bonne qualite? je me fiche de perdre un eleve dans mes cours. Je n'ai jamais et je ne forcerai jamais personne a suivre mes cours contre sa volonte. mais perdre un ami ???...

Lorsque le comportement de 2 personnes aussi proches vous font perdre espoir en la sincerite, comment ne pas perdre completement espoir envers les gens en general?

Aurais-je la force de continuer a vivre dans un endroit ou je ne peux faire confiance qu’a 3 personnes? aurais-je le courage de continuer a vivre dans une ville ou l’on ne me voit pas comme un etre humain mais seulement d’une maniere tres discriminative : comme un BULE?

I don’t know how to deal with all the tings l have in my mind. So many things to express, so little time to do it, and above all, not enough energy to write.
I feel that my life in Indonesia is changing. All the things that happened to me since beginning of November made me question myself a lot about life here, about Indonesians and their way of life and about me of course.

For sure, I learned a lot all through 2008. I learned a lot and analyzed hundreds of others too. Something is for sure too: I love my work. It’s true that l would love to be on stage, dancing on the spotlights…but for the moment, my life as a dance Instructor is just enough for me.
However, if there would be only 1 question to end up this year, it would be:

Can I stand life in Jakarta and social relations with Indonesians any longer?

If l only think of the persons l am close to and that l fully trust ( as Jenni, Ang and Ferdi), l think my life is bareable. But l thought l was close to other persons, but it seems that, through the last past months, l was wrong with the sincerity and fulliness of those persons.

My first disappointment was with Merry (oops, sorry, IBU Merry). After almost 1 and half year of “friendship”, I found out that it was all fake! She would have never seen me as a friend, but just as Mister BULE (meaning Caucasian guy) that she has to give her best face and best “Madam” attitude. No bad word in her holy mouth, always saying YES, and licking ass! How can people be friend and never show who they really are?

My 2nd disappointment was with a guy l thought he was my friend and now, he is just avoiding me because I don’t love him back. At first, he used to come to all my classes, telling me that he liked them. Was it just to get close to me just like many members do? Or is it because my classes never were good enough? The thing is that l don’t care about losing a member in my classes. I have never ever forced anyone to join my classes. But losing a friend???...

When 2 persons that you have been close make you lose faith in sincerity, how can you keep faith and trust on people?

Would I have enough strength to live in such a place where I can only trust 3 persons? Would I be brave enough to live in a city where nobody sees me as a human being but only be discriminating, just seeing the BULE out of me?

11/10/2008

Celui avec la vie en Indonesie – 1ere partie - “Mas Ojek & Bajaj” – The One with the Indonesian way of life – 1st part - “Mas Ojek & Bajaj”


Pour nombreux d’entre vous, cette expression ne voudra rien dire du tout, pour la simple et bonne raison que c’est un terme spécifique à l’Indonésie. Un « Ojek » c’est un taxi-mobylette à Jakarta. Etant donné les embouteillages monstrueux qu’il peut y avoir dans la ville, les deux roues restent le moyen de locomotion le plus rapide et le moins cher. L’inconvénient c’est que vous ne devez pas avoir peur d’attraper un cancer des poumons à cause de la pollution.

« Mas Ojek » c’est tout simplement le conducteur d’un Ojek. Lorsque vous utilisez ses services (l’emprunt de son deuxième casque est à vos risques et péril…évitez de vous laver les cheveux juste avant !), assurez-vous de convenir d’un tarif avec lui avant de monter sur la mobylette (à titre indicatif, proposez lui systématiquement la moitie de ce qu’il demande). Vous pouvez lui demander de vous attendre pour le retour, mais vous devez d’abord fixer un prix total. Et surtout ne payez rien avant la fin de la course !
Généralement, Mas Ojek vous amènera plus ou moins rapidement à destination mais sans tenter de vous prendre pour un pigeon.

L ‘autre moyen de transport local est le Bajaj. C’est une sorte de petite voiture à 3 roues, avec un moteur de tondeuse à gazon. Je pense qu’ils sont responsables à 50% du trou dans la couche d’ozone et du réchauffement de la planète !! En plus d’être très polluant (ne restez jamais derrière un Bajaj à l’arrêt si vous ne voulez pas mourir asphyxier !!), le Bajaj est à la fois extrêmement bruyant, inconfortable (pas d’amortisseurs, ce qui vous permet de connaître ce qu’une personne atteinte de Parkinson peut ressentir), mais aussi complètement imprévisible. Ici, il est de coutume de dire « que seul Dieu et le chauffeur de Bajaj lui-même savent quand il va tourner » !!!

Pour éviter de me prendre la tête avec les mas Ojek, chauffeurs de Bajaj et autres enfoirés de chauffeurs de taxi (c’est les pires !! je les déteste !!!), je suis devenu mon propre « Mas Ojek » hehe !!! mais je ne fais pas de business avec. Cela fait déjà 1 mois que je suis propriétaire de ma propre moto (Honda Tiger, RRRRrrrrrrrrrr !!!!!)…et je dois dire que … c’est le pied !!!!! plus d’embouteillages, je gère mon temps moi-même, je ne prends plus la tête avec les chauffeurs qui roulent trop lentement et au milieu de la route. Je ne prends plus la tête avec les chauffeurs qui n’ont aucune initiative sur la route. Tout le monde suit comme des moutons de Panurge. Les conducteurs mettent 3 plombes à se décider pour doubler un autre véhicule, et quand ils le font, ils vont rester à cote pendant au moins 5mn !! L’Indonésie ou « l’art et la manière de créer des bouchons ». je reviendrai sur ce sujet ! il y a tellement a dire !!



Bref, je suis bien content d’être a nouveau libre comme le vent. J’aimerais dire que la liberté n’a pas d’odeur, malheureusement ici… elle a l’odeur de la pollution et de la pourriture qui traine partout dans la ville…mais ca en vaut la peine !!!



I guess that many of you have no idea of what I am talking about. No wonder because it’s very specific to Indonesia.

An « Ojek » is a sort of motorcycle-taxi. In consideration of the bloody traffic in town, motorcycles are the fastest and cheapest transportation here. The only inconvenience is that you’d better not be afraid of getting a lungs cancer because of the pollution.

« Mas Ojek » is just a name for the Ojek drivers. Whenever you want to use an Ojek (you have the option to use his helmet…but no need to wash you hair before!!), just make sure you settle the price before getting on the ride (just as an information, cut off half of his price right away!). You can ask him to wait for you, but you have to settle a return way fee first. And DO NOT pay in advance! Usually, Mas Ojek will take you more or less straight to your destination without cheating on you.

Another public transportation is called Bajaj. It’s like a 3 wheels car with a lawn mower engine. I guess they are 50% responsible for the global warming and ozon hole. They are not only very polluting (never stay behing a Bajaj while waiting at the red light!!), they are at the same time very noisy, unconfortable (you would feel what it means to get Parkinson disease !), and also absolutly unpredictable. Here people are used to say that “only God and the driver himself know when he gonna turn” !!!

So, instead of going on with headaches with Mas Ojek, Bajaj drivers and other fucking taxi drivers (they are the worst ! I hate them !!!), I became my own “Mas Ojek” ! hehe ! I just don’t get any profit for doing that. It’s been a month that I have my own Motor (Honda Tiger…RRRRrrrrrrr !!!)…and it’s just AWESOME !! no more traffic jam, I manage my own time, no more headache with drivers driving so slowly in the middle of the street, and with those who just have no initiative. Everyone is following the flow without thinking ! just like a Herd ! it takes 5mn for a driver to decide to pass or not another vehicle !! ooooooooh !! come on !!! How to create a traffic jam in 1 lesson !! I’ll tell you more about this later.

Anyway ! I feel free like a bird now ! I wish I could say that freedom has no smell…but here, Freedom smells pollution and garbage things … but it’s worthy !!

10/10/2008

Celui avec l’Ami Perdu – The One with the Lost Friend

Difficile tâche que d’écrire ce message.


Chaque seconde dans le monde, des milliers de personnes meurent. Les accidents de voiture, un immeuble en feu, la maladie, la vieillesse, les accidents ménagers, les suicides. Et puis, il y a les crashs d’avion…


Le 20 aout 2008. Un avion de la Spanair s’écrase a Madrid. 153 passagers décèdent ce jour la. Jusque là, il nous suffit juste d’allumer notre poste de télévision et d’écouter les infos.


Cela prend une toute autre dimension lorsque Rachel me dit sur MSN que Pierrick était malheureusement dans cet avion. Le choc. Je ne peux plus écrire , je ne peux plus parler. Je suis anéanti par la nouvelle.


Il y a 2 jours, j’ai encore fait un rêve ou Pierrick sonnait a ma porte. Je lui ouvre. Il entre. Nous entamons une conversation sans sujet particulier. Je vais prendre une douche et continuons à discuter en même temps. Alors que je m’habille, je ressens comme un électrochoc. Je cours dans la cuisine ou Pierrick était reste, et là je m’entends lui dire : « Pierrick ?? c’est toi ?? tu es vivant ?!! ». et il me répond : « ben dis donc ! t’en aura mis du temps a réaliser ! » …et là, je me réveille…


Comme j’aimerais que ce rêve soit vrai. Malheureusement, la réalité est tout autre. Pierrick et son fils Ethan de 4 ans sont bien décédés ce 20 aout 2008. Les images de cette mort tragique ne cessent de défiler dans ma tête. Pierrick avait trouve le bonheur. Même si nous ne correspondions plus depuis un certain temps, je sais qu’il était heureux. Il avait trouve quelqu’un de bien. Il avait construit sa petite vie tranquillement et avait réalisé un de ses plus grands souhaits : avoir un enfant.


J’ai mis beaucoup de temps a écrire ce message.


Je ne trouvais pas les mots.


Je ne trouvais pas la force de le faire.


Pierrick a fait partie de ma vie, et fera partie de mon histoire jusqu'à mon dernier jour. Comme toujours, c’est une foi que les personnes qui sont chères ne sont plus, que l’on réalise que ne leur a jamais suffisamment dit. La vie est trop injuste. Dieu (s’il existe) est trop injuste. Pourquoi prendre la vie de personnes qui ont cœur gros comme une montagne au lieu de prendre la vie a des assassins, des violeurs, des psychopathes ?? pourquoi ? sur quels critères, le destin se base-t-il pour choisir qui doit mourir avant ?


En Souvenir de tous ces moments de Joie, d’Amour et de Tendresse,


Repose en Paix.

It’s a hard one to write down this post.

Every second in the world, thousands of people pass away. Car accidents, buildings on fire, illness, oldness, domestique accidents, suicides. And then, there are airplane crashes….


On the 20th of August 2008, an airplane from the Spanair Airlines crashed in Madrid. 153 passagers passed away that day. So far, we just have to turn on the tv and watch the news to hear those kind of things.


It turned out to be a nightmare when I heard from Rachel on MSN, that Pierrick was on that plane.


CHOC !!!


I can’t write anything else. I am speechless and deeply hurt. Devasteted.


2 days ago, I still had a dream where Pierrick was ringing the door bell. I open the door. He comes in. We start to chat without any matter. Then I go to take shower but we keep talking to each other. I was getting dressed when suddenly I feel like an electroshock. I run down to the kitchen where Pierrick stayed the all time, and I start to ask : “Pierrick ?? is that you ?So you are still alive ???”. HE : “damn ! it took you a long time to realize!…”. …and I woke up…


I wish that dream was for real. Unfortunatly, the reality is a tough one. Pierrick and Ethan his 4 yrs old son did pass away on 20th of August 2008. I can’t help having all those horror pictures in mind all the time. Pierrick had found his happiness. Even though we haven’t chated for quite a long time, I know that he was happy. He had met someone who cared for him. He had built his peaceful life and one of his biggest dream had come true. He had a son on his own.


It took long to write down this post.


I could not find the words to express.


I was feeling too down to do it.


Pierrick has been a part of my life, and will remain part of my history until my dying day. As always, once the persons you cared for are gone, you realize that you never told them enough. Life is too unfair. God (if he exists) is too unfair. Why should he take away life from people with such a big heart instead of taking it from murderers, rappers, psychos? Why ??? how does Destiny decide who has to die first?


In memorium of all the Moments of Joy, Love and Tenderness,


Rest in Peace.

01/10/2008

Celui en Chine - The one in China



Le temps passe à une vitesse incroyable !!! mon dernier message date de fin juin et nous sommes déjà début octobre !! Tellement de choses se sont passées depuis. Et comme d'habitude, il y a eu des hauts exaltants et des bas …comment dire ? … éprouvants.

Le mois de juillet particulièrement long, physiquement et moralement fatigant dans le sens ou mon excitation et impatience d’assister aux J.O. étaient tellement intenses que je me suis vu compter chaque minute de cours, et surtout les subir comme une éternité ! Mais, le 5 Aout est enfin arrive et je me suis envole pour Pékin.

Si je m’en tiens à mon objectif personnel qui était de réaliser un rêve de toujours, je dois bien avouer que mes attentes ont été à 400% comblées et ce voyage a eu une multitude de points positifs.

Beijing est une ville fantastique, envoutante, mystique. Chacun des ses recoins est riche de millénaires d’histoire, chaque symbole, chaque objet, chaque centimètre a une signification et une légende. Marcher dans les rues de la ville, arpenter les marches locaux, pousser la porte des temples, m’arrêter dans une échoppe ou un magasin, humer les senteurs des jardins et des restaurants, m’asseoir sur une vieille pierre, passer sous une antique arcade, rencontrer des gens et partager leur culture, m’incliner devant une pagode, rester bouche bée face à un bouddha d’or de 20m de haut, fouler les paves de la muraille de Chine et emprunter les traces des empereurs dans la Cite Interdite…Tout cela était comme vivre dans une livre ou chaque page est une nouveau conte de fée.

Au départ, j’avais bien pensé aller faire un tour a Shanghai et d’autres villes chinoises mais devant les beautés et les richesses à découvrir à Beijing, je sautais très tôt le matin sur le vélo (un peu trop grand pour moi ! lol ) que j’avais loué et partais à l’aventure toute la journée. Je devais bien faire environ 35-40 km par jour, me mêlant aux plusieurs milliers de cyclistes pékinois. Et même s’il était évident que j’étais un « blanc », ce qui m’a fait le plus de bien pendant toutes ses heures à rouler ou déambuler dans la ville, c’est de ne pas être dévisagé des pieds a la tête comme une bête de foire comme peuvent faire 97% des indonésiens a Jakarta. Quel bonheur de marcher tranquillement dans les rues ou dans les magasins en se sentant être un être humain comme tout le monde ! (mais je reviendrai sur ce sujet dans une autre message.)

Cependant, il y a également eu des points négatifs. Le premier de tous est certainement mon rapport avec la solitude. Tant que j’étais encore dans l’avion, je n’ai jamais réalisé combien il serait difficile de faire face à ma solitude pendant 10 jours. Il n’est pas tant difficile de choisir quel endroit visiter tel ou tel jour ou quel paysage prendre en photo. Le plus dur a été de réaliser que je devrais faire tout cela tout seul, que je ne pourrais partager mes émotions du moment avec personne, que c’est frustrant de toujours devoir demander à un inconnu de vous prendre en photo tout seul devant tel ou tel monument alors que tout le monde est en train de se tenir par la main ou par les épaules. Ca fait mal de me dire que personne ne regardera les photos que j’ai prises en disant : « ah oui ! C’était à tel ou tel endroit, tu te souviens ? C’était vraiment beau cette lumière sur les murs de l’enceinte de la Cite Interdite. On s’était vraiment amuse ce jour la ! » ou encore, « oh mon Dieu, je me rappelle ce moment. Ta tête était trop drôle lorsque tu t’es rendu compte que c’était une glace au durian !! hahaha !! ». Et dire, que certaines personnes voient mes périples autour de monde comme extraordinaires, aventureux et vraiment osés. Nombreux sont ceux qui m’envient et voudraient avoir le courage de voyager dans des pays inconnus comme je le fais. Ai-je un autre choix ? si je devais attendre de trouver quelqu’un pour découvrir le monde, je n’aurais jamais assez de cette vie pour faire le tour du monde ! mais encore une fois… qui se souviendra de mon tour du monde quand je ne serai plus la ?

Et puis, ne pas manger un véritable repas en 3 jours pour la simple raison que je ne me voyais absolument pas m’installer à la table d’un restaurant tout seul. Ca fait vraiment trop pitié ! Finalement, j’ai bien essaye. J’ai suivi les conseils de mes amis. Je ne pouvais pas quitter Pékin sans avoir goûté au fameux « canard pékinois »… je vous avoue que c’était très gênant lorsque la serveuse dit tout fort devant tous les autres clients : « désolée, mais nous ne servons que des canards entiers. » Vous rendez-vous compte ? un canard entier juste pour moi ? tous les yeux de la salle de sont tournes vers moi comme pour dire « Pauvre type, il n’a même pas un ami pour venir manger avec lui ! ». RESULTAT : j’ai abandonne l’idée de manger des vrais repas.

Le deuxième point négatif aura été de croire en ce que Hocine m’avait dit. Quel idiot je suis ! j’ai voulu y croire. J’avoue que cela m’a fait du mal. Quel intérêt ont les hommes à jouer avec mes sentiments ? cela m’a fait du mal mais heureusement je me suis vite repris, et ai très vite fait mon deuil de cette relation qui n’aura (je le sais maintenant) jamais d’avenir. Hocine n’a pas change. Il est toujours le (beau) petit con qu’il a toujours été. C’est un point négatif mais que je tente de voir comme positif, dans le sens ou je suis au moins fixe sur ses réels sentiments. Le cadeau que je devais lui donner restera dans son paquet, au fond de l’armoire et terminera surement un jour ou l’autre a la poubelle.

Une chose est sure. J’ai appris beaucoup de moi-même lors de ce voyage. J’ai repousse les limites de ma tolérance a la solitude et j’ai appris à me blinder le cœur pour finalement aller chercher les réponses qu’il me manque même si celles-ci ne sont pas celles que j’espérais. En d’autres mots, ma premiere conclusion est que j’apprends enfin que l’on n’a pas toujours tout ce que l’on veut dans la vie.
Ce qui est tout de même très dur à admettre, moi qui me suis toujours battu pour toujours avoir ce que je voulais. A méditer…

Ma seconde conclusion est que je peux dire que je suis allé en Chine, j'ai assisté aux Jeux Olympiques 2008 et j'ai marché (dansé, sauté) sur la Grande Muraille de Chine !! Hehe ! encore un grand rêve realisé !


Time is flying so fast !! my last post has been written end of June and it’s already October. So many things happened, and as usual, there were thrilling ups and very gruelling downs.

July was particulary long and physically and psychologically tiring. Mostly because of my excitement and impatience to go to the Olympics. It was so deeply in me that l have been counting every single minut and living each of them as an eternity !

If I only mention about my personal forever dream, I would say that my expectations have been 400% fully satisfied, and I came back with many positive points.

Beijing is an amazing, captivating and mystical city. There are centuries old stories at every corner. Every single symbol, object, every single centimeter has a meaning and hide a legend. I’ve been walking down the streets, pacing up and down the local markets, smelling the flagrances in the gardens and at door of the restaurants, sitting on an old rock, going through ancient arcads, meeting people and sharing their culture, bending over in front of a pagoda, gaping in front of a 20 meters high golden Buddha statue, setting foot on the Great Wall of China, anf following the last emperors tracks in the Forbidden City… and it’s all has been like living in a book where each page is a different fairy tale.

At first, I thought I would have time to go to Shanghai and other chineses cities, but all the wonders in Beijing held me there. Every morning, l was on my rent bicycle (a bit too high for me !) early in the morning, and stayed the whole day out exploring the city. I think I rid the bike almost 35km a day, throwing myself among thousands of Beijinger cyclists. And even though it was kind of obvious that I was a caucasian guy, what I enjoyed the most is that nobody was staring at me like a freak like 97 % of the indonesians would do in Jakarta. It feels so good to chill out on the streets and to feel like a normal human being like anyone else !! (but I will tlak about this in another post).

Nevertheless, there were negatives points as well. The first of them all is problem to deal with Loneliness. As long as I was on the plane, I have never thought of how difficult it would be to be alone during 10 days. It’s very easy to choose a place to visit or a landscape to take a picture of. The most difficult was to find out that I would have to do that all by myself, that l would not be able to share my “on the spot” emotions and feelings with anybody. It is so frustrating to always ask someone to take picture of you alone while everybody is holding hand or hugging for the same picture… I feel very sad to think nobody will ever look at those pictures saying: “oh yeah! It was here and there, do you remember ? the sunset on the Forbidden city walls was so nice to see. We really had fun this day!” or, “OMG, I remember that. You were so funny when you found out that it was a durian ice cream ! ha3!”. I can’t believe that some people are envying me for all those trips of mine around the world. For them , l look like a very adventurous and daring guy. But do I have another choice ? In one hand, I can’t wait to find the proper person to follow me around the globe, otherwise a lifetime would not be enough…but on the other hand, who will ever remember all those trips when I am dead ???

Then, I just couldn’t seat alone in a restaurant without feeling stupid. So pityful ! at the end, I did. I followed my friends’ advices and went for this “has-to-been tried” Peking Duck. I felt so bad when the waitress said loudly : “sorry, no half duck !” . Can you imagine a whole duck just for me? That’s crazy ! then everybody was staring at me, and I could see in their eyes : « so pity, he even doesn’t have a friend to come along with him ! ». CONCLUSION : I gave up with real meals.

The second negative point was to believe in what Hocine sweet told me. I’ve been such a fool! I wanted to believe that it could be real. It hurted me of course. Why people are enjoying playing with someone’s feelings? It hurted me but, hopefully, I did realized pretty fast that the whole story will never ever have any future. Hocine never changed and will remain the (cute) bastard that he has always been. At least, I know now. The present l bought him might end up soon in the trash as my feelings for him are now gone with the…flush.

For sure, I have learned a lot during this trip. I learned to be more and more tolerant to my Loneliness. I learned to protect my heart in order to go and search for answers even though there are not the ones I expected. In other words, I learned that I would not always get what I want. For me, this is the most difficult to admit…just because I am a fighter, I am a survivor… Let’s see how I can deal with these news rules in my life !



28/06/2008

Celui avec les Jeux Olympiques– The one with the Olympics





Comment puis-je traduire la joie qui m´habite ? c’est un truc énorme qui m’arrive ! et dire que j’en ai rêvé depuis des années !

Je discutais avec mon amie Brigitte aujourd´hui, et je lui ai annoncé que j’allais assister aux Jeux Olympiques de Beijing. Sa réaction fut : « ben, pourquoi faire ? à la TV c’est tout aussi bien ! ». je dois avouer que cela m’a tout d’abord surpris puis, cela m’a fait encore plus prendre conscience de la chance que j’avais. Il y a aussi ceux qui me disent : " Quoi ?!!! avec toute la polémique qu'il y a avec le Tibet et bla bla bla, tu vas quand même y aller et, en quelque sorte soutenir des idées politiques contraires aux droits fondamentaux de l'Homme?!". Honnêtement, c'est débile de dire ça. je reconnais que les problèmes qu'il y a en Chine sont graves. mais y porterait-on autant d'importance si les JO avaient été à Paris ou à Londres ? Que fait-on de la beauté du sport, de l'exploit, de la performance, de l'effort de tous ces athlètes qui ont donné des heures et des heures de leur vie, de leur jeunesse pour ce qui ne sera jamais qu'un simple instant de gloire ?

Et oui ! je vais aller voir les Jeux Olympiques 2008 !!!! c’est trop génial !!!! L’idée d’assister aux JO de Pékin est dans ma tête depuis ceux d’Athènes en 2004. Je savais que je venais sur le continent asiatique pour une raison. Au bout du compte, c’est vrai que j’avais un peu oublié, ou disons plutôt abandonné l’idée d’y assister. Car mon périple en Asie, je m’en rend compte, va bien au-delà de ce rêve de toujours.

Je crois que c’est un rêve d’enfant qui a grandi en moi alors que j’entamais ma carrière de Haut-Niveau en 1996. En 1992, je découvrais ce monde magique où tout le monde essaie de surpasser ses limites, décrocher des médailles et des records, défier le lois de la gravité et de l’entendement, braver les obstacles…et surtout chercher à être le meilleur. Cela a été une révolution dans ma vie ! je me rappelle avoir allumé la TV et être tombé nez à nez avec cette petite chinoise au justocorps rouge qui flottait litteralement dans les airs au dessus d’une poutre de 10cm de large. Je suis resté scotché !! bouche bée !! C’était beau, majestueux, gracieux, précis, linéaire, esthétique, irréel…c’était la perfection !...c’était ce que je recherchais le plus dans ma vie. Cela faisait déjà 3 ans que je portais en moi les plaies du viol par mon grand-père. Cela faisait 3 ans déjà que je n’avais plus de perspective dans la vie. J’étais une âme volée, violée, déchirée…et voila que je découvre YANG BO, petite perle asiatique virevoltant de salto en salto. Je restais là, hypnotisé par la beauté et la perfection des gestes…je passais 15 jours à avaler des heures de retransmissions télevisées des Jeux Olympiques de Barcelone…je découvrais un autre monde, celui des russes, des chinois, des bulgares, des espagnoles, des roumains. Ha les Roumains ! et plus précisément les roumaines. Alors que je zappais sur toutes les chaînes imaginables regardant en boucle les rediffusions, je m’arrête sur une petite puce, à peine plus haute que la poutre elle-même, s’apprêtait à passer au sol. Wow !!! Epoustouflant ! Vertigineux ! De la virtuosité à l’état pur ! quand la note sort, c’est un 10 parfait qui s’affiche. La perfection est donc possible ! si je dois redonner un sens à ma vie, autant que cela soit au plus haut niveau.


Toute ces années, je l’ai cherchée cette foutue perfection. Certes je l’ai approchée lors de compétitions. Pourtant, je pense que je la cherche encore. Cela fait partie de moi. J’ai besoin de me fixer des limites …non pas à respecter…mais à dépasser !! lol ! Pour certains, c’est de la folie car cela entraîne forcément des extrêmes. C’est vrai. Mon avis c’est que pour connaître l’etendue de ses propres qualités (et défauts), il faut atteindre ces extrêmes. Mon erreur ? c’est d’avoir oublié ( et d’oublier encore parfois) de revenir à son « juste milieu ». Encore aujourd’hui, mon objectif est de devenir le meilleur prof de Jakarta, capable de tout enseigner avec pédagogie, patience, méthode, technique, humour, sagesse, talent, force, souplesse, dynamisme ! est-ce encore une erreur ?

Les erreurs qui m’ont été fatales, ce sont, par exemple, d’avoir voulu être l’homme parfait pour la personne que j’aime. J’ai mis bien souvent la barre trop haut. Les autres se seront découragés avant moi…malheureusement. A trop vouloir être parfait, j’en ai oublié d’être moi-même…un homme normal, équilibré en son « juste milieu ».

Même si cela fait déjà quelques semaines que je remonte la pente, que je redresse la tête hors de l’eau, je sais que le chemin est encore long avant que je puisse dire que je suis heureux dans ma vie.
Certes, je reprends les choses en main. J’essaie de redonner un sens à ma vie en me fixant des objectifs. J’essaie de me motiver pour faire des activités (je n’y arrive pas toujours !), pour me rouvrir aux autres, redevenir un véritable ami comme avant, aider les personnes qui m’entourent mais en respectant bien mes limites. Je veux bien redevenir tout cela mais pas au détriment de ma propre liberté ou de mon équilibre personnel. Parfois, il faut que j’accepte de ne pas pouvoir aider les gens et de devoir leur dire « non ».

Bref, je remonte la pente et je vais utiliser ce voyage en Chine comme un véritable tremplin vers ma nouvelle vie. Une nouvelle vie pleine d’ambitions et de projets. Quoi de mieux pour recharger ses batteries et viser les sommets que de déambuler sur la Grande Muraille, flâner sur la Place Tian’anmen, d’explorer les Grandeurs de la Chine à travers les fameux murs de la Cité Interdite, et s’impregner de de l’essence des plus grands champions ?

Beijing 2008 …me voilà !!!!


How can I express how happy I am ? it is just huge ! as I dreamt of it for years!

Today I was chatting with my friend Brigitte, and I told her that I am going to attend the Olympic Games in Beijing. Her reaction was: “well, why? Just watch it on TV!! ”. At first, I’ve been very surprised, but at the end that made me realize even more ho lucky I am.And there are those who tell me : What?!! how dare you to go and be support a country which does not respect the fundamentals Human Rights?!". You know what ?? please cut the crap ! I do agree that there are many serious problems in China but would people care so much if the Olympics would have taken place in Paris or London? What about the beauty of sport, records, performances, efforts that all these athletes have done spending hours of their life and their Youth just for what we simply call a "Moment of Glory" ?

So, there it is!! I will go and watch the Olympic Games 2008!!!! So great!!!! The idea to attend the Olympics is stucked in my head since those in Athens in 2004. I knew that I came in Asia for a reason. At the end, it is true that I had forgotten, let’s rather say given up the idea to go. But from my stay in Asia, I should admit, goes well beyond this forever dream.

I believe that I’ve been dreaming of it since I am a child. It kept growing in me as l started my High Level athlete career in 1996.
In 1992, I discovered this magic world where everyone tries to overpass its limits, to take down medals and records, to defy the laws of gravity and understanding, to face the obstacles… and especially to seek to be the best. That was a revolution in my life! I remember that day when I turned on the TV to see this small Chinese girl with a red gym outfit who was literally floated in the airs on top of a 10 cm large beam. I was speechless!! It was beautiful, majestic, gracious, precise, linear, aesthetic, unreal… it was the perfection! … It was what I sought the more in my life.
It had been already 3 years that I was suffering from the wounds my grandfather left behind after raping me. It had been already 3 years that I did not have any prospect in the life any more. I was a stolen and abused and torn heart … and there, I discover YANG BO, small Asian pearl circling in the air. There I remained, hypnotized by the beauty and the perfection of the gestures… I spent 15 days to swallow hours of TV retransmissions for Olympics in Barcelona… I discovered another world. Russians, Chinese, Bulgarians, Spanish, Romanians. God! Romanians! And more precisely Romanian girls. While I was zapping on every single TV channels just to watch it over and over again, this young girl, hardly higher than the beam itself, was about to perform her floor exercise. Wow!!! Breathtaking! Vertiginous! The pure Virtuosity! When the result came out, nothing less than a perfect 10. Thus, Perfection is possible! Then l think to myself: if I have to keep moving forward in my life, I’d better do it with some high goals and expectations from myself.


All these years, I searched for this bloody perfection. Indeed, I did flirt with it at the time when l was competing. However, I think that I am still looking for it. I can’t help! I need to settle down my limits… not to respect them … but to overpass them!! lol! For some, it is madness because that involves extremes inevitably. It is true. My opinion is that in order to know the extent of our own qualities (and defects), these extremes should be reached. My mistake? To have forgotten (and to still forgetting sometimes) to get back to my “inner average”. Even now, my objective is to become the best teacher of Jakarta, able to teach with pedagogy, patience, method, technique, humor, wisdom, talent, strength, flexibility, dynamism! Am I still mistaken?

The mistakes which really put me down were, for example, to have wanted to be the perfect man for the person that I loved. I often put the level too high. The others will have been giving up before I do so… unfortunately. With too much expectation to be perfect, I just forgot to be myself… a normal man, balanced in his “inner average”.

Even though it’s been few weeks that I go up the slope, that I pull my head out of water, it’s still a long way until I can say that I am happy in my life. Admittedly, I got back on the horse. I try to give new goals and new directions to my life. I try to cheer me up to attend extra activities (I still fail a lot about that!), to be supportive to others, to get back to the good friend l used to be before, to help the people who surround me but…up to my own limits. I do want all of this but only if it doesn’t affect my own freedom or my personal balance. I agree that, sometimes, it is necessary not to be able to help people and to be able to say “NO” to them.

As a conclusion, I do go up the slope and I will use this trip to China as a true springboard to my new life. A new life full with ambitions and projects.

To feel better and to recharge your own batteries and to aim to the tops, nothing is better than to saunter on the Great wall, to stroll on the legendary Tian' anmen Square, to explore the Greats of China through the famous walls of the Forbidden City, and get inspired by the greatest champions of all?

Beijing 2008… Here I am!!!