10/09/2007

Celui et l’autopsie d’un Heartbreaker – The One with the autopsy of a Heartbreaker – Part 2

Voici donc la deuxième partie de ma longue réflexion. Deuxième partie d’une trilogie douloureuse. J’ai encore tellement de choses sur le cœur. J’ai justement fait un essai la nuit dernière. Je n’ai pas pris mon somnifère quotidien. Résultat : je me suis couché à 4h du matin ! Je crois que c'est sans espoir…je me suis écroulé sous la couette, épuisé de la bataille qui dévaste mon cœur et mon âme. Alors, j’écris encore et encore, car je n’ai pas fini de te dire le fond de ma pensée. Relis ce que tu as pu écrire…et vois combien tu t’es toi-même contredis. Quel idiot !

Tu m’accuses d’avoir gâché ton petit rêve bleu, d’avoir gâché l’image si romantique que tu pouvais te faire d’une demande en mariage. Toi, qui donnais tant d’importance à ces 3 mots « I love you », que devrais-je penser de la première fois où tu me les as dits ? Balancés sur un chat MSN au milieu d’une conversation qui tournait autour de tes problèmes. Tu crois que je n’ai pas su les apprécier à leur juste valeur ? bien au contraire, je les ai savouré mais…seul ! Car je les ai reçus comme tu voulais bien me les donner, et non pas comme j’aurais voulu les entendre de ta propre bouche, les yeux dans les yeux.

Sur ton blog, tu dis m’avoir toujours cru sur parole, toujours bu mes élans d’amour et de sincérité envers toi. Quelle foutaise ! Me dire que tu m’as toujours pris pour « argent comptant » alors que tu n’as jamais donné la moindre valeur à ce que je pouvais te dire. Comment puis-je penser autrement ? Si tu n’as jamais douté de mes sentiments, alors pourquoi as-tu pensé que je puisse vouloir t’épouser juste par pitié !? Tu me l’as dit toi-même que tu n’accepterais même pas que tes parents t’aident. Pour toi, ils ne le feraient que par pitié. Mais bon sang ! Qui a bien pu te foutre ça dans la tète ? Où as-tu vu des parents qui aiment leurs enfants par pitié ?!!

L’amour n’est pas de la pitié ! tu n’as vraiment rien compris. Tu mélanges tout et tout le monde. Si tu es réellement malade comme je le pense, cela explique beaucoup de choses. Tu as du être confronté à tellement de regards de pitié, de condescendance polie, et tu en es arrivé à penser que même tes parents sont capables de t’aider, de t’aimer par pitié ! À partir de là, ta réaction vis-à-vis de moi n’est plus une surprise. Si tu arrives à même douter de l’amour de tes parents, quel poids peut bien avoir celui d’un pauvre inconnu comme moi ?

Malheureusement, à cause de ton entêtement et de ta stupidité, tu rejetteras toujours l’amour, d’où qu’il vienne.

Peut-être que tout ceci ne sera, à tes yeux, qu’une psychanalyse de pacotille. Je sais que je ne suis pas quelqu’un très intelligent au sens propre du terme. Toute ma vie, je n’ai eu que mes jambes, mon corps, mon acharnement au travail et peut-être un peu de talent pour bouger mes fesses. Mais ce qui est sûr, c’est que je peux me prévaloir d’une intelligence du cœur.
Cela fait des semaines que tout est confus, que tout est embrouillé dans ma tête. Je traine, jour et nuit, un mal de tête car mon cerveau ne peut pas s’arrêter de penser. C’est drôle car tout ce que tu écris sur ton blog à mon propos, c’est comme si j’avais pu l’écrire moi-même. Aujourd’hui, c’est moi te porte les mêmes accusations.
Tu disais attendre que je sois un héros à tes yeux. Attendais-tu que je découvre tout cela plus tôt ? Moi aussi, j’y ai cru à ce « héros ». La seule différence c’est que je ne l’espérais pas car je n’ai jamais vu qu’un homme en toi. Un homme avec les qualités que j’avais cru lui découvrir. Un homme qui savait ce que souffrir voulait dire et qui ne prendrait jamais rien pour « argent comptant ». Un homme qui a connu les pleurs et qui n’a pas peur de se battre pour être heureux. Je le redis, en devenant champion du monde, je croyais devenir un surhomme. Quelle utopie ! Être un surhomme pour soi ou pour n’importe qui d’autre, c’est de la pure bêtise ! vit-on chaque jour avec sa belle médaille autour du cou ? fait-on ses courses avec l’étiquette « champion » collée sur son front ? S’il existe un paradis, nous demandera-t-on notre palmarès, notre score dans les sondages pour y entrer ? Vouloir un « héros » pour homme, c’est de la pure bêtise !

Je pense que tu m’as jugé comme tu te vois toi-même. Tu m’accuses de te sous-estimer dans ton travail. Mais qui irait consulter un gynécologue pour soigner une hépatite B ? Et puis, je pense avoir été le premier à te confier ma propre sœur pour la conseiller ! Je t’ai même demandé des conseils pour une amie qui ne peut pas avoir d’enfant. Si je te sous-estimais tant, comme tu te plais à le dire à mes amis à KL, pourquoi te demanderais-je conseil ? Qui te traite comme de la merde ? Ne serait-ce pas les patrons de la clinique qui te font travailler des nuits interminables dans un trou à rats, pour un salaire misérable ? Il faudrait faire attention de ne pas tout confondre !!!
Tu me dis te sous-estimer en tant que médecin. Quelle blague ! Veux-tu vraiment jouer à ce jeu là ? Alors Jouons un peu ! Dis-moi où était le médecin quand j’ai débarqué à ta clinique en étant malade ? Où était le médecin qui aurait du me pousser à faire des analyses de sang sur le champ ? Veux-tu toujours jouer à ce jeu là ?! Toi, le « grand docteur » qui préconise le « safe sex », qui s’arrache les cheveux face à ses amis contaminés, qui recommande que, lors de notre seconde rencontre, nous fassions très attention à ce que la transmission du virus ne se fasse pas…OUI TOI, tu es le premier à faillir à tes grands principes, tes grands conseils ! Si je ne t’avais pas arrêté cette nuit-là, c’est bien mon sexe sans protection que tu aurais eu dans la bouche ! Où était le grand et fameux Dr GAB avec sa grande morale ?! Continuons-nous toujours ce jeu ?
Moi, non ! car je n’ai jamais joué. Pas un seul mot n’est sorti de ma bouche pour te blâmer et te dire que tu es un docteur de seconde classe qui n’a rien fait pour me protéger.

Contrairement à tous ces idiots qui choisissent leur partenaire en fonction de sa position sociale, son compte bancaire ou sa carrière professionnelle, je n’ai jamais vu l’irakien ou le docteur. Je n’ai vu que toi, Ghaith, l’homme que je souhaitais rendre heureux pour tout ce qu’il pouvait m’apportait dans la vie, l’homme que j’ai aimé et que, malgré tout, je ne peux pas m’empêcher d’aimer.
Je sais que ce que j’écris ne plaira pas à certaines personnes, mais je m’en fiche ! Ces personnes ne sont pas dans ma peau ni dans mon cœur pour savoir combien il souffre. Personne ne saura jamais combien j’ai pu pleurer dans les toilettes publiques pendant ces 5 jours à KL, me remémorant tout ce que nous avions vécu. Ces larmes, je ne les regrette pas car elles ont coulé par amour et non pas par regret ni culpabilité comme les tiennes.

Tu m’accuses de ne pas voir le monde avec tes yeux. Mais je suis le premier à crier à l’injustice et à penser que tu te comportes de cette manière à cause des gens qui te condamnent pour ta nationalité et pour ce que tu portes en toi.
Après tout ce que tu m’as fait endurer, comment peux-tu encore me mettre dans le même sac que les autres ? Moi qui tente de faire face contre vents et marées ?! Crois-tu vraiment que je t’aurais abandonné parce que tu es malade ? Depuis le début, je me suis engagé à me battre contre la terre entière s’il le fallait, alors crois-tu que j’aurais baissé les bras devant la maladie ? Toi, tu es capable de capituler devant ma maladie, et le pire, t’en servir pour te cacher, t’excuser de ta lâcheté !!
Comment un homme qui donne la vie peut-il avoir une vision si noire de sa propre existence ? Tout simplement car tu sais que tu es condamné, non pas par ta nationalité, mais par un mal incurable. Cela explique que tu ne puisses pas adhérer à ma vision de la vie dans 10 ans.

Tu m’accuses de mettre nos vies en danger. Mais regarde-toi dans un miroir avant de parler ! Tu es le premier à avoir mis ta propre vie en danger, et tu n’as même pas essayé de faire quelque chose pour que cela s’arrange. Tu n’as même pas daigné raconter à tes parents dans quelle situation tu te trouves. Tu préfères prendre le risque d’être renvoyé en Irak et de t’y faire tuer sans que personne ne le sache. Tu n’as même pas su accepter les toutes les propositions de ton frère pour immigrer à Dubaï. Quand on se sait vraiment en danger de mort, quand on veut vraiment sauver sa peau et sa vie (à moins d’être voué à la mort, dans ce cas c’est une forme d’euthanasie), on sait être un peu plus intelligent !

Mettre nos vies en danger ? Quelle blague ! Mais, sais-tu seulement que tu es la seul et unique cause de mon hépatite B ? Merci pour ce merveilleux cadeau empoisonné ! Oui, je le savais depuis le début. Mais je n’ai jamais voulu l’admettre pour nous protéger, pour te protéger de tous les regards accusateurs des personnes de mon entourage. Après tout, c’était mon choix de t’aimer, mon choix de vouloir vivre avec toi, mon choix de te pardonner.

Aujourd’hui, pour moi tout est clair. S’il t’est arrivé de pleurer à cause de la distance qui nous séparait, je sais que tu pleurais surtout pour ce que tu as toujours fait consciemment, en toute connaissance de cause.

Je n’étais apparemment pas le seul à savoir ce qu’il faisait.

Here is the second part of my long reflexion, the second part of a painful trilogy. I still have so many things in my heart. Actually, l did a test last night. I did not take my daily sleeping pill. Result: I slept at 4am! It’s hopeless... I collapsed under the bed cover, exhausted with the battle which devastates my heart and my soul. I spent the night writing more and more, because I did not finish giving you the piece of my mind. Read what you said to me! ... And see how much you are contradicting yourself. Such an idiot!

You accused me to have wasted your blue dream, to have spoiled the romantic image that you had about a proposal. You, the one who gave such an amount of importance to these 3 words "I love you". What a jock! What should I think of the first time you said them to me? Thrown on a MSN chat in the middle of a conversation which was dealing about your problems. You believe that I did not appreciate them with their right value? On the contrary, I enjoyed them but... alone! I received them as you wanted to give them to me, and not as I would have liked to hear them from your own mouth, eyes in the eyes.

On your blog, you always said you believed me, always drunk my dashes of love and sincerity towards you. Bullshit! Saying that you always took me for "granted" whereas you never gave any value to what I could say to you. How can I think differently? If you never doubted my feelings, then why did you think that I would pity you and would like to marry you!? You said it to me yourself that you would not even accept any help from your parents. From your point of view, they would do it only by pity. But for God sake! Who could have put such a crap in your mind? Where have you seen parents loving their children by pity?!!

Love is not pity! You really did not understand anything. You mixed it all and everyone. If you are really sick as I think you are, that explains many things. You have being confronted with so much of glances of pity, of polite statements. That’s why you started to think that even your parents are able to help you or to love you by pity! No wonder! If you got to this point of doubting the love of your parents, what about the love from such a stranger like me?

Unfortunately, because of your stubbornness and of your stupidity, you will always reject love, no matter where it comes from.

Perhaps that’s just a cheap psychoanalysis. I know that I am not as smart as many others. All my life, I had only my legs, my body, my determination at work and perhaps a little bit of talent to move my arse. But for sure, l can be proud of an intelligence of the heart. It has been weeks that all is confused, that all is upside down in my head. I dragged, day and night, a headache because my brain cannot stop thinking. It is funny because all that you write on your blog about me; it is as if I had been able to write it myself. Today, I am the one coming out with accusations about you.

You said you were expecting me to be a hero in your eyes. Were you expecting me to discover all of that earlier? I also, dreamed of a "hero". The only difference it is that I did not hope for it because I just saw a man out of you. A man with the qualities I thought l had discovered in him. A man who knew what pain means and which would never take anything for "granted". A man who has experienced the tears and who is not afraid to fight to be happy. I repeat it, while becoming World champion; I believed I would be a superman. What a fantasy! To be a superman for oneself or no matter whom, it is just pure fantasy! Are we leaving with a gold medal around the neck all day long? Are we shopping with the label "champion" stuck on our face? If there is a Heaven, will someone ask us for our prize list, our score in the surveys to enter there? One more time, I am saying it, to want a "hero" as a man, it is just a fantasy!

I think that you judged me as you see yourself. You accused me to underestimate you in your work. But who would consult a gynaecologist to cure a hepatitis B? I think I have been the first to trust you enough to let my sister ask you for advice! I even asked you for advices for a friend who cannot get pregnant. If I underestimated you so much, as you enjoy saying it to my friends in KL, why would I ask you advices? Who treats you like shit? Wouldn't it be the owners of the clinic who make you work for nights in a rat hole, and give you such a miserable salary? Watch out! Don’t mix it up!!! You said that I underestimated you as a doctor. What a joke! Do you really want to play this game here? Then let’s play! Where was the doctor when I showed up at the clinic while being sick? Where was the doctor who would have to push to me to make blood tests then? You still want you to play?! You, the "famous doctor" who recommends the "safe sex", who gets so upset with his HIV positive friends, who (when we met for the second time) recommends that we really have to pay attention so we would not transmit the virus to each other. Yeah! YOU, you are the first to fail in your great lecturing, your great advices! If I had not stopped you that night, you would be still sucking my dick without any condom! What a fuck! Where was the glorious and famous Dr. GAB with his great morals?! Shall we keep going on?! Not me, I am out of the game… because I never played. Not a single word came out of my mouth to blame you and say that you are a second class doctor who did not do anything to protect me.

Contrary to all these idiots who choose their partner according to his social position, his bank account or his professional career, I never saw Iraqi or the doctor out of you. I only saw you, Ghaith, the man that I always thank for all the things that he could have brought into my life, the man that I loved and that, despite everything, I just can not lstop loving.
I know that some people would not like what I am writing right now, but I don't care! These people are neither in my shoes nor in my heart to know how much it is suffering. Nobody will ever know how much I could cry in the public toilets during these 5 days in KL, remembering all the moments we had lived. These tears, I do not regret them because they ran in name of love and not by regret nor culpability as yours.

You accused me not to see the world with your eyes. But I am the first to be claiming to be fair and to think that you behave now because of people who condemn you for your nationality and what you are carrying inside. After what you made me go through, how can you still put me in the same bag as the others? I always tried to stand like a rock against winds and tides?! Do you really believe that I would have given you up because you are sick? Since the beginning, I would fight against the whole world if it were necessary, how could you believe that I would have given up in front of the disease? You, you are able to capitulate in front of my disease, and the worst part is that you used it to hide yourself, to excuse your cowardice!!! How come a man who helps to deliver babies, who helps to give life has such a dark vision of his own existence? My conclusion is because you know that you are condemned, not by your nationality, but by an incurable evil. That explains why you cannot agree with my vision of life in 10 years.

You accused me to put our lives in danger. But look at yourself in the mirror then you can make some comments! You are the first one who did put your own life in danger, and you did not even try to do anything to fix it up. You did not even bother to tell your parents what you were handling. You preferred to take the risk to be sent back to Iraq and even get killed without anybody knowing about it. But that’s was kind of a sacrifice. And people are sacrificing themselves just to have the spotlight on them and glorify themselves. You did not even accept every time your brother tried to help you to move to Dubai. When someone really knows oneself in danger, when someone really wants to save his life (unless it’s hopelessly dedicated to death, in this case we would call it euthanasia), this person can be a little more intelligent!

I would be the one who would put our lives in danger? What a joke! But, do you only know that you are the one and only cause of my hepatitis B?

Thank you for this marvellous poisoned gift!

Yes, I knew it since the beginning. But I never wanted to admit it. I just wanted to protect us, to protect you from all the accusing glances of the people around me. After all, it was my choice to love you, my choice to want to live with you, my choice to forgive you.

Now, for me everything is clear. If it happened that you cried because of the distance which separated us, I know that you cried even more because of what you always did consciously.

Apparently I was not the only one to know what he was doing.

Celui et l’autopsie d’un Heartbreaker – The One with the autopsy of a Heartbreaker – Part 1

Je me dois d’écrire ces lignes. Il faut que je me vide de toute cette douleur qui est en moi en espérant que ces mots mis à plat sauront être le début d’une thérapie, d’une guérison de cette maladie qu’on appelle d’Amour. Chaque jour, des dizaines de questions nécrosent un peu plus mon cœur. Chaque jour, des dizaines de nouvelles questions défilent dans ma tête, monopolisent mes pensées. C’est pourquoi, il me faut écrire. Il me faut faire le tri de ces kilomètres de notes, de réflexions que j’accumule depuis plus d’un mois.

Depuis début août, mon cœur est saigné à blanc chaque seconde qui passe.

Alors, je me décide enfin à me remettre sur les bancs et à éditer toutes les notes, toutes les pensées qui m’ont hantées pendant tant de nuits, qui m’ont fait subir les maux de tête les plus douloureux, non-stop, jour et nuit, pensant encore et toujours à une seule chose : TOI.

Alors pour une dernière fois, je parlerai de toi, Ghaith Saleh, alias Teddy Bear, Amor, Angel… autant de mots tendres pour te décrire que de tonnes d’amour dont mon cœur a toujours débordé pour toi.

Aujourd’hui, je me remémore, je me souviens de chaque mot que tu m’as dit.
Tu m’as raconté le jour de ta naissance, où cette prédiction est venue annoncer que tu étais un enfant maudit, que tu décevrais un jour tes parents et les ferais souffrir, que tu allais mourir vers tes 30ans.
Ensuite, tu as partagé avec moi tous tes problèmes en insistant qu’ils seraient toujours un obstacle a notre vie commune, à notre bonheur. Oui, je me souviens que depuis le début, selon toi, il ne fallait pas que nous rencontrions. Il ne fallait pas que nous tombions amoureux l’un de l’autre. Je me souviens que tu as toujours soutenu que ce n’était pas possible, que cela ne nous apporterait que de la peine et encore plus de malheurs.
Plus le temps passé, plus nous nous rapprochions à travers nos chat. Chaque jour, tu as été ma motivation, mon inspiration. Ainsi, j’ai appris à te connaître. Je fus le témoin de tes sourires, de tes yeux malicieux, de tes pleurs, de tes angoisses, de tes joies…mais aussi de tous tes moments destructeurs. J’ai pris en pleine face tes mots, tes délires, tes attaques comme des poignards cinglants dont, pour la plupart, tu ne te rappelles même pas. J’ai connu tes réactions violentes contre tes amis contaminés par le HIV, et ton désir de travailler dans la recherche sur la maladie.
Pendant tout ce temps, j’ai essayé de te redonner goût et espoir en la vie. Je n’ai pas essayé de te convaincre d’avoir confiance en moi. Cela aurait été inutile. La confiance vient d’elle-même. Ce n’était pas à moi de te prouver quoi que ce soit. Je t’ai entouré de mon amour. J’ai mis à tes pieds mes sourires pour qu’ils te donnent de l’énergie chaque jour. Je t’ai offert mes yeux pour que tu y lises combien tu étais important pour moi. Je t’ai ouvert mon cœur et mon âme…tu les as confondu avec un champ de mines, un champ de bataille comme il y en a tant dans tes souvenirs d’Irak.
J’ai subi et résisté à tes délires destructeurs car mon amour était plus fort que tout. J’ai pris le risque de venir à Kuala Lumpur pour ton anniversaire, sachant que tu refuserais peut-être de me rencontrer (comme tu me l’avais bien fait comprendre sur internet), et puis, finalement, sachant que tu n’allais même pas être dans la ville. J’ai accepté de faire le voyage, pour toi. Rien que pour toi ! Pour être dans le même pays que toi : pour ton anniversaire !

Oui, c’est vrai j’ai souvent douté. Mais mes craintes étaient justifiées. Te souviens-tu seulement du nombre de fois où tu m’as rejeté ? Où tu as fait marche arrière ? Combien de fois tu m’as blessé, enflammé par tes moments de folie ? Oui, j’ai eu peur de tes excès de folie destructrice, et c’est normal que bien souvent, j’ai vraiment eu l’impression que tu allais me planter et m’abandonner comme une vieille chaussette.

Et puis, tout est allé très vite. Notre première rencontre. La première déchirure des « au revoir ». Les premiers symptômes de mon hépatite B, 15 jours après nos premiers rapports. Bizarre, non? Notre seconde rencontre. L’anéantissement que j’ai lu dans tes yeux lorsque nous nous sommes quittés à Johor Baru. (En y repensant maintenant, j’y vois plus de la culpabilité que de la tristesse). Mon départ pour la Réunion. Et puis…début août…cela s’accélère encore plus. Une réaction en chaine (que tu me confirmeras plus tard toi-même) se forme suite à la contamination au HIV d’un de tes amis. C’est drôle, car tu connaissais déjà mon point de vue sur les rapports sexuels au sein d’un couple où la confiance existe. Tu savais que pour moi, un vrai couple s’unit complètement, sans aucune protection. Mais tu savais aussi que j’aurais respecté tes choix, et ton point de vue sur la question, sans même que tu aies à me sermonner sur Dieu et blablabla ! Pourtant, cette fois-ci, en août, tu es devenu une véritable furie !

C’est là que tu me prends vraiment pour un imbécile ! Car ta réaction excessive me fait vraiment penser que tu caches un plus gros secret que celui que tu veux bien avouer. Tes pensées morbides + tes idées noires + ton choix de vouloir rester seul + ton rejet de l’amour + la peur de décevoir un jour tes parents + tes réactions violentes vis-à-vis du HIV + tes supplications pour que je reste « SAFE…pour toi ! »(Oui ! c’est bien ce que tu me disais sans cesse : « STP, reste sain pour moi ! », comme si tu projetais en moi ce que tu n’étais plus) + ta voix de détresse lorsque tu me dis : « Mais ne comprends donc tu pas ?!! Nous ne pouvons pas être amants ! » + toutes les contradictions dans tes paroles et ton comportement = 1 énorme secret, un très lourd fardeau à porter chaque jour !!!

Tu sais, je ne peux pas t’en vouloir d’avoir voulu me protéger, jusqu’à cette phrase encore plus accusatrice : « Stefan, je te donne une dernière chance de t’enfuir ». Mais tu as compris que je ne renoncerais jamais, que je ne t’abandonnerais jamais. Alors tu as pris les choses en main. Tu as tout déformé, tout détruit même si pour cela tu devais me blesser au plus profond de mon cœur. C’est ça que je n’accepte pas ! Mais…passons ! Car, comme je te l’ai toujours dit, je n’ai jamais cru à ce que tu as pu inventer pour tout détruire entre nous. Je n’ai jamais cru un instant que tu puisses être toi-même. Je reste convaincu que ce sont des évènements passés, une chose qui te hante jour et nuit, un mal qui te ronge et te tue de l’intérieur qui fait que tu agis de la sorte aujourd’hui.

Je pense que tu n’as jamais cru que quelqu’un puisse t’aimer comme je l’ai fait. Gratuitement, sans jugement, tout simplement et d’une manière aussi vraie et palpable. T’aimer en dépit de tout ce que tu puisses être, avoir ou cacher. Quel idiot tu es !

Mais, aujourd’hui, mon plus grand dilemme est de savoir qui blâmer. Faut-il blâmer la société qui nous entoure et nous lapide à chaque instant de son intolérance ? Ou faut-il te blâmer toi, aveuglé par ta souffrance interne, et qui te laisse embarquer dans des amalgames abusifs et généralistes ?

I must write these lines. It is necessary that I empty myself of all this pain and I hope that these words that l am writing down could be the beginning of a therapy, of a cure of this disease called Love. Each day, of tens of questions kill my heart a little more. Each day, of tens of new questions invade my head, monopolize my thoughts.
This is why, it is necessary for me to write. It is necessary for me to clear off these kilometres of notes, of reflexions that I have been accumulating since more than one month.

Since the beginning of August, second after second, my heart is bleeding.

Then, I finally decided to go back on the benches and to publish all the notes, all the thoughts which have haunted me during so many nights, which have made me suffer the most painful headaches, non-stop, day and night, thinking as always of the one and only thing: YOU.

Then for the last time, I will talk about you, Ghaith Saleh, alias Teddy Bear, Amor, Angel... as many tender words to describe you as tons of love whose my heart always overflowed for you.

Today, I remember. I remember each word that you said to me. You told me about the day of your birth, where this prediction came to announce that you were a cursed child, that one day or another you would disappoint your parents and would hurt them. You told me that you would die around your 30’s. Then, you shared with me all your problems while insisting about the fact that they would be always an obstacle to our life together, to our happiness. Yes, I remember that since the beginning, according to you, we definitely should not meet. We should not fall in love with each other. I remember that you always declaimed that it would not be possible, that it would bring us only sorrow and even more bad luck. The more we chatted, the closer we got to each other. Each day, you were my motivation, my inspiration. Thus, I learned about you. I was the witness of your smiles, of your malicious eyes, your tears, your worries, your joys... but also witness of all your destroying moments. I was directly hurt from your words, your madness, your attacks like shingling daggers that, for the majority, you do not even remember. I knew your violent reactions against your friends contaminated by the HIV, and your desire to work in the research against the disease.

During all this time, I tried to give you hope in life again. I did not try to convince you to trust on me. That would have been useless. Trust comes from itself. I didn’t have to prove anything to you. I surrounded you with all my love. I offered you my smiles so that they give you energy day after day. I offered you my eyes so that you could read there how much you were important for me. I opened my heart and my soul to you... you confused them with a minefield, a battle field like the ones you have seen in Iraq. I have been through and stood up in front of your destroying madness because my love was stronger ever after. I took the risk to come in Kuala Lumpur for your birthday, knowing that you might refuse to meet me (as you had made it clear on Internet), and then, finally, knowing that you would not even be in the city. I travelled all the way there for you. Just for you! To be in the same country: for your birthday!

Yes, it is true. Sometimes l doubted. But my fears were justified. Do you only remember how many times you rejected me? How many times you stepped back? How many times did you wound me, pressured by your moments of madness? Yes, I was afraid of your excesses of destroying madness, and it is normal that for many times, I really had the impression that you were going to stand me up and to abandon me like a dirty old sock.

And then, everything went very fast. Our first meeting. The first tears of "goodbye". First symptoms for hepatitis B, 15 days after our first sex. Weird, isn’t it? Our second meeting. The pain that I read in your eyes when you left me in Johor Baru. (now that l am reconsidering it, I see more guiltiness than sadness). My return to Reunion. And then... at the beginning of August... it’s going even faster. You create a chain reaction (that you will confirm yourself later) around the HIV contamination of one of your friends. It is funny, because you always knew my point of view about the sexual relations within a couple where confidence exists. You always knew that I think a true couple needs to be linked completely, without using condoms. But you also knew that I would have respected your choices, and your point of view on the matter. No need for you to come out with all your lecturing about God and others blablabla! However, in August, you became a real fury!

You really think I am an idiot! Your excessive reaction really makes me think that you are hiding a bigger secret than the one you dare to confess. Your morbid thoughts + your dark thoughts + your rejection of Love + your fear of disappointing and hurting your parents + your violent reactions about HIV + your supplications as “please, stay safe... for me”. What a fuck! (Yes! That’s what you kept telling me: “Please, stay safe for me! ", as if you saw in me what you were not any more) + your voice of distress when you tell me: "But don’t you understand?!! We cannot be lovers! “+ all the contradictions in your words and in your behaviour = 1 enormous secret, a very heavy burden to carry day after day!!!

You know, I cannot blame you for wanting to protect me, until this sentence which is accusing you even more: “Stefan, I give you a last chance to run away". But then, you realized that I would never give up, that I would always stand by you. Then you decided to take over the situation. You modified every single word. You destroyed everything even if you had to wound me from the deepest of my heart. That’s what I do not accept! But... never mind!
Because, as I always said it to you, I never believed what you could have invented to destroy everything between us. I never believed a moment that you really could be yourself. I remain convinced that everything is related to some events that have happened, related to a thing that haunts you day and night, an evil which eats you and kills you from the inside and makes you acting like a jurk today.

I think that you never believed that somebody can love you as I did. For free, without any judgement, through a simple way and in such a true and palpable way. To love you in spite of all that you can be, to have or hide. What a fucking blind idiot you are!
But, today, my dilemma is to know who I should blame. Should I blame the society around us which stabs and stones us with its intolerance at every moment? Or should I blame you as a man, stucked in your internal suffering, who lets his stubbornness and pretending reason lead his life, a man who looks at life through abusive and unfair amalgams?